Les différents types et la classification des bonsaïs

Les différents types et la classification des bonsaïs


Deux types principaux de bonsaïs sont décrits :

– Bonsaïs d’extérieur : regroupe les arbres provenant de pays tempérés ou froids, ce qui les rend plus résistants. Ils doivent ainsi vivre dehors toute l’année et se développent au fil des saisons.
– Bonsaïs d’intérieur : ces arbres sont d’origine tropicale et ne résistent donc pas au gel du fait qu’ils ne peuvent survivre à des températures inférieures à 8°c.

On classe également les bonsaïs selon leurs dimensions, en tenant compte du « nombre de mains » qu’il faut pour les transporter. On regroupe de ce fait les bonsaïs en trois catégories principales :

Shôhin

– Shôhin et Mame : ce sont des bonsaïs à une main. Un arbre est considéré comme Shôhin s’il fait moins de 25cm de hauteur. Les Mame bonsaïs quant à eux, sont beaucoup plus petits et ne dépassent pas les 10cm de hauteur.

– Kotate mochi ou Komono : bonsaïs à deux mains. Ils ont une taille moyenne de 15 à 30cm et sont aussi appelés Chùmono, lorsque leur taille se situe entre 30 et 60cm.

– Ômono : bonsaïs à quatre mains. Il s’agit en effet de grands et imposants arbres dont la taille est comprise entre 60 et 120cm, pouvant même dépasser cette valeur.

Styles et formes

Chaque style de bonsaï correspond à des conditions naturelles spécifiques et répond à des impératifs esthétiques stricts. Ces styles très codifiés s’inspirent fortement de l’aspect d’un arbre retrouvé dans la nature. Bien que la plupart des bonsaïs fasse partie de plusieurs styles différents, on distingue trois principales catégories :

Les bonsaïs aux troncs uniques

Chokkan

Chokkan :

De forme verticale. Le tronc est parfaitement droit, plus large à la base et s’amincit au fur et à mesure jusqu’à la cime. Les branches horizontales sont disposées de façon symétrique par rapport au tronc, ce qui donne à l’arbre la forme d’une pyramide.

Ce type d’arbre se développe dans des forêts ou dans des environnements espacés, où la luminosité et l’espace entre les arbres permettent aux branches de s’étendre de façon triangulaire.

Un bonsai droit classique dispose d’un tronc droit et vertical d’une conicité qui s’effile progressivement vers le sommet. La première branche commence environ à 1/4 de la hauteur de l’arbre et les suivantes doivent être espacées, mais régulières.

– Moyogi :

Le Moyogi ou le style droit informel est très répandu dans l’art du bonsai, car il convient à plusieurs espèces. De forme semi verticale. Le tronc présente des ondulations et s’amincit, comme dans le cas précédant, de la base au sommet. Les branches se forment au niveau de chaque courbure et restent horizontales.

Le tronc pousse verticalement de manière irrégulière pour former légèrement un “s” avec des branches sur chaque courbe. Comme le Chokkan, en allant à la cime de l’arbre, la conicité du tronc s’effile et les courbes se resserrent progressivement. Pour certains conifères, il peut y avoir quelques Jin, mais ce n’est pas le style le plus approprié.

– Shakan:

De forme légèrement penchée. Dans ce cas, la cime de l’arbre est extérieure et presque perpendiculaire au pot.

 

– Han Kengai :

En forme de semi cascade. Le tronc pousse d’abord de façon rectiligne puis devient courbé vers le bas et la cime de l’arbre ne dépasse jamais le bord du pot.

Comme le style cascade, le Han-Khangai représente un arbre penché poussant sur la paroi d’une falaise, ou la courbe est formée par le poids de la neige ou des pierres. Contrairement au style cascade, le tronc en semi-cascade ne descend jamais au-dessous du pot. Il est possible d’obtenir cette forme grâce à des fils de ligature.

Kengai

Kengai:

En forme de cascade. Le tronc croit d’abord à la verticale puis se courbe et retombe ensuite sur le coté du pot.

Le style cascade ou également appeler Kengai représente un arbre au tronc fortement incliné. Dans la nature, on peut retrouver le style Kengai sur des parois rocheuses où sa courbe est formée sous l’effet du vent, par les chutes de pierre ou le poids de la neige sur les branches.
Fukinagashi

– Fukinagashi :

De sa traduction « Battu par les vents », cette forme illustre l’aspect d’un arbre luttant contre le vent. Dans ce cas, le tronc et les branches sont orientés dans la même direction.

 

Bunjingi

– Bunjingi :

En forme de « Lettré ». Le tronc est fin, légèrement sinueux et dépourvu de branches sauf à son sommet, où se présente quelques masses de feuillages. L’arbre est incliné comme dans la forme Shakan mais s’élève beaucoup plus.

Hokidachi

Hokidachi :

En forme de balai. Ce style est caractérisé par un tronc vertical et des branches se développant dans toutes les directions à partir d’un même point de départ : le sommet du tronc. Celui-ci reste dégarni et sa hauteur doit correspondre au tiers de la hauteur de l’arbre. L’Hokidachi ou le style balai est une forme d’arbre naturel que l’on retrouve souvent dans la nature. Le tronc est droit et vertical et ces branches commencent à un tiers de la hauteur de l’arbre. Ce style de bonsai est parfait pour des arbres à feuilles caduques aux branches fines comme l’orme ou l’érable, car il donne une vision magnifique de la ramure (branches) en période hivernale.

Les bonsaïs aux troncs multiples

Chaque style est codifié selon le nombre de troncs à savoir :

  • Sokan

    Sokan (2 troncs)

  • Sankan (3 troncs),
  • Gokan (5 troncs),
  • Nanakan (7 troncs),
  • Kyukan (9 troncs) et enfin
  • Tsukami-Yose (plus de 9 troncs).

Certaines particularités viennent toutefois affiner encore plus cette classification :

Kabudachi

– Les troncs groupés sur une seule et même souche sont classés dans les Kabudachi .
– Les troncs qui poussent sur une souche en forme de dos de tortue sont classés dans les Kôrabuki. Ce nom est d’ailleurs formé des deux mots, « Kôra », signifiant coquille ou carapace et « Buki », faisant référence à la croissance.

 

Ikadabuki

– Les troncs sortant d’une racine sinueuse sont classés dans les Nestsunagari.
– Les arbres couchés au sol, prenant racine et créant de nouveaux troncs avec leurs branches sont classés dans les Ikadabuki.


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